L’ACAR, le fusil “Made in Australia” de Thales testé sur le front ukrainien

Introduction

Le groupe français Thales, spécialiste de l’armement terrestre, s’apprête à tester son nouveau fusil d’assaut ACAR sur le front ukrainien. Conçue par la filiale australienne de Thales, cette arme vise à combler un vide dans l’offre du groupe et à rattraper son retard sur ses concurrents étrangers. Elle pourrait également devenir une vitrine technologique pour Thales dans les salons de défense.

Thales à la recherche d’un successeur au Famas

Le marché du fusil d’assaut est stratégique pour les industriels de l’armement. En 2015, Thales avait échoué à remporter l’appel d’offres de l’armée française pour le remplacement du Famas, son emblématique fusil conçu dans les années 70. Faute de pouvoir répondre aux exigences techniques fixées, c’est l’allemand HK416F qui avait finalement été sélectionné comme successeur.

Cet échec cuisant avait mis en évidence les lacunes de Thales sur ce segment et l’urgence de proposer une alternative moderne et polyvalente au Famas. L’enjeu est également commercial, le fusil d’assaut restant l’arme individuelle de base pour de nombreuses armées dans le monde.

L’ACAR, un fusil polyvalent adapté aux terrains de conflits asymétriques

Le nouveau fusil ACAR (Advanced Combat Assault Rifle) développé par Thales Australia vise à combler ces lacunes. Ses différentes versions offrent une polyvalence accrue en matière de munitions, pouvant tirer aussi bien les calibres 5.56 de l’OTAN, le 7,62 mm soviétique que la nouvelle munition américaine 6.8 mm.

L’ACAR bénéficie également d’une grande modularité dans ses accessoires, avec la possibilité d’y adapter un lance-grenade, une visée laser ou encore une lunette de vision nocturne. Cette polyvalence le rend particulièrement adapté aux terrains de conflit asymétrique, où l’ennemi ne peut être aisément identifié.

L’Ukraine, opportunité de tester l’ACAR en conditions réelles

Avec la prolongation de la guerre en Ukraine, ce pays est devenu un véritable banc d’essai granuleur nature pour les industriels de l’armement. Thales a déjà pu y tester certains équipements comme son radar GM200 ou un système de communication sécurisé sur le modèle de l’OTAN.

L’envoi d’ACAR sur le terrain ukrainien représente donc une opportunité unique pour le groupe de valider la fiabilité et l’efficacité opérationnelle de cette nouvelle arme en situation de combat. Les retours d’expérience des forces ukrainiennes permettront d’apporter les améliorations nécessaires avant une potentielle commercialisation.

Cette mise à l’épreuve du feu sera également un argument de poids pour mieux positionner l’ACAR sur le marché face à la concurrence. Sa promotion lors des futurs salons de l’armement pourra s’appuyer sur une réelle expérience de terrain, atout décisif pour séduire les acheteurs potentiels.

Conclusion

Avec l’ACAR, Thales espère bien prendre sa revanche et s’imposer enfin sur le segment stratégique du fusil d’assaut. Sa fiabilité et son adaptabilité devront encore être confirmées sur le terrain ukrainien. Mais le groupe pourrait tenir là l’arme moderne et polyvalente qui lui avait cruellement fait défaut lors des précédents appels d’offres.

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