Les allergies aux pollens s’intensifient sous l’effet du changement climatique

Une année record en termes de températures

L’année 2022 a été la plus chaude jamais enregistrée en France depuis le début des relevés en 1900, avec des conséquences directes sur la végétation et les personnes allergiques. Le Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA) a placé six départements de la région Grand Est en alerte rouge aux pollens dès la mi-janvier, en raison de températures exceptionnellement douces favorisant la floraison des noisetiers.

Des saisons polliniques plus longues et plus précoces

Selon Météo France, la situation exceptionnelle de 2022 pourrait devenir la norme autour de 2050 si nous ne réduisons pas drastiquement nos émissions de gaz à effet de serre. Les saisons polliniques démarrent plus tôt et durent en moyenne plus longtemps, car le développement des végétaux est directement lié à la température. Par exemple, la floraison du bouleau, l’une des espèces végétales les plus allergisantes, a avancé d’un mois en quarante ans.

Les zones urbaines plus affectées

Les zones urbaines sont davantage touchées par les allergies aux pollens en raison des îlots de chaleur qui favorisent la pollinisation précoce. En revanche, cette tendance s’atténue en périphérie des villes et s’annule, voire s’inverse, en rase campagne. Sur l’ensemble du continent européen, la période d’exposition aux allergies aux pollens s’est allongée de 10,8 jours au cours des cinquante dernières années.

L’augmentation des quantités de pollens dans l’air

Les quantités de pollens dans l’air sont plus importantes en raison du réchauffement climatique. La concentration en pollen de bouleau a augmenté de 20% en trente ans, rendant les symptômes d’allergies respiratoires potentiellement plus importants. Toutefois, certaines villes connaissent une baisse relative de la concentration en pollens de graminées, en partie à cause de la réduction des surfaces herbacées et probablement de l’impact de la pollution atmosphérique.

Une synergie dangereuse avec la pollution atmosphérique

Les grains de pollens pourraient devenir plus allergisants en raison du réchauffement climatique, mais les recherches sur ce thème débutent. La pollution atmosphérique et les particules fines aggravent également les allergies en fragilisant les voies respiratoires et en rendant les pollens plus réactifs.

Des mesures de prévention pour contrer les effets du changement climatique

Pour lutter contre l’aggravation des symptômes d’allergies respiratoires et leur durée, plusieurs mesures de prévention peuvent être prises : renforcement de la surveillance de la qualité aérobiologique, lutte contre les plantes allergènes, planification des plantations en milieu urbain, contrôle de la qualité de l’air intérieur, facilitation de l’accès aux soins et renforcement de l’éducation thérapeutique des patients. Il est crucial de prendre en compte ces mesures, d’autant plus que le ralentissement du changement climatique ne semble pas être à l’ordre du jour.

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